Résultats semestriels : la fermeture des frontières influe sur les comptes de Rogers

Le secteur touristique de Rogers n’échappe pas aux impacts de la pandémie de COVID-19. La fermeture des frontières et les restrictions de voyage ont en effet affecté particulièrement le pôle « Hospitality ». De ce fait, malgré une bonne reprise des autres secteurs au cours des mois qui ont suivi le déconfinement, les pertes du groupe, hors éléments exceptionnels, s’élèvent à Rs 466 millions pour le premier semestre se terminant au 31 décembre 2020. Les revenus accusent également une baisse notable, s’élevant à Rs 4,1 milliards, contre Rs 5,4 milliards pour le premier semestre de l’année financière précédente.

Pour Philippe Espitalier-Noël, Chief Executive Officer (CEO) du groupe : «Le manque à gagner associé aux opérations de voyage et d’hôtellerie influera de manière significative sur les résultats du groupe pour l’année financière 2020-2021, et ce, en attendant une reprise de l’activité touristique avec une réouverture des frontières. Nous notons aussi un ralentissement du marché local du crédit à la consommation. L’inclusion de Maurice sur la liste des pays à haut risque de l’Union européenne reste également une source d’inquiétude.»

Hôtellerie

Ce secteur d’activité est de loin le plus durement touché par la pandémie de COVID-19. Au cours du premier semestre de la présente année financière, ce pôle a enregistré des pertes importantes de Rs 860 millions. Les perspectives demeurent incertaines étant donné que les restrictions de voyage sont maintenues, et que de nouvelles vagues de contamination frappent encore nos principaux marchés émetteurs.

Immobilier

Le pôle « Property », qui englobe les activités immobilières et agricoles, a réalisé des profits après impôts de Rs 306 millions durant le premier semestre de l’année financière en cours. Chez Ascencia, filiale du groupe, la performance financière a affiché une hausse grâce à un meilleur taux d’occupation dans les centres commerciaux.

Bien qu’étant affectées par la fermeture des frontières, les activités de développement foncier du groupe ont néanmoins bénéficié de la dépréciation de la roupie face au dollar ainsi que de la vente de terrains. Le secteur « Agribusiness » a vu ses revenus diminuer, et ce, en raison d’une baisse dans ses activités agricoles et de loisir.

FinTech

Le pôle des services financiers et technologiques du groupe a enregistré une bonne performance, avec des profits nets de Rs 97 millions. Ces résultats encourageants notés lors du premier semestre sont dus à une baisse des provisions de créances douteuses mais également à une meilleure performance des filiales de Rogers Capital.

Logistique

De son côté, le secteur de la logistique a réussi à surmonter la crise. En effet, ce pôle d’activité a enregistré des profits nets de Rs 97 millions lors du premier semestre de la présente année financière. À titre de comparaison, les profits s’élevaient à Rs 89 millions lors du semestre correspondant durant l’année financière 2019-2020. Grâce à ses nombreux atouts, l’entreprise a fait preuve d’agilité et d’une belle capacité d’adaptation dans l’adversité, parvenant à maintenir une amélioration de ses activités de fret aérien et maritime. Ces bons résultats ont toutefois été légèrement atténués par un ralentissement des activités portuaires.

Philippe Espitalier-Noël fait ressortir : «Au vu de ces résultats en demi-teinte et du contexte difficile, nous restons mobilisés pour faire face aux défis qui nous attendent durant les prochains mois. Avec les outils adéquats et des efforts d’adaptation continus, nous maintiendrons la force de frappe du groupe durant et après la pandémie.»

La Rédaction Maurice Actu

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