Covid-19 : la maladie ne va pas disparaître selon les scientifiques

Il est sans doute là pour rester. Plusieurs scientifiques et professionnels de santé s’accordent pour dire que le Covid-19 ne devrait pas disparaître dans les prochains mois, et ce malgré la campagne de vaccination mondiale. Il semble même « plus probable qu’il reste », selon Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Le coronavirus responsable de la maladie semble selon elle, « très bien adapté aux humains. Donc nous devons nous préparer à ce qu’il reste parmi nous ».

Une tendance confirmée par l’épidémiologiste Martin Blachier, interrogé par La Dépêche : « Le virus de la grippe ne disparaît pas, les rhumes non plus. Celui-là ne disparaîtra probablement pas puisqu’il est capable d’échapper à l’immunité en mutant », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’apparition des variants (britannique, sud-africain et enfin brésilien) en est une des preuves. La maladie ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Il va donc falloir apprendre à vivre avec.

Néanmoins, pas d’inquiétude à avoir selon Martin Blachier : « Petit à petit, on va adapter les vaccins, adapter nos stratégies de tests, et l’immunité qu’on va gagner petit à petit sur les différentes souches va faire qu’on va être capable de cohabiter avec ce virus, en faisant des formes de moins en moins sévères de la maladie.»

Le coronavirus, baptisé SARS-CoV2, ne devrait donc pas rester aussi virulent au fur et à mesure des années. Il devrait ainsi passer d’un statut pandémique à un statut endémique et circuler en permanence comme nos maladies saisonnières.

Selon National Geographic, le virus pourrait même devenir après quelques années, ou même quelques décennies, une maladie d’enfance bénigne, comme les quatre coronavirus humains déjà connus qui contribuent au rhume banal.

« Je pense qu’il y aura suffisamment eu de personnes contaminées ou vaccinées pour réduire la transmission d’un individu à l’autre », a théorisé Paul Duprex, directeur du Center for Vaccine Research de l’université de Pittsburgh dans les colonnes de National Geographic. « Certains groupes ne se feront pas vacciner, il y aura des flambées localisées, mais le virus fera partie des coronavirus ‘ordinaires’ », continue-t-il.

Il faudra sûrement quelques années pour que cette transition s’effectue. Selon les scientifiques, trois facteurs seront décisifs pour définir la trajectoire post-pandémique de la maladie : la durée de notre immunité face au virus, le rythme auquel il évolue et la part de la population âgée immunisée pendant la pandémie.

Pour mettre un terme au caractère pandémique du Covid-19, nous devons atteindre un haut niveau d’immunité, notamment chez les populations âgées et les plus fragiles. Pour cela, au moins 60 à 70% de la population devra être immunisée selon les chercheurs, afin d’atteindre une immunité collective. L’immunité peut être acquise de deux façons :  grâce à une exposition au virus (en étant contaminé par le Covid-19), ou par la vaccination. La réussite de la campagne vaccinale, à l’échelle mondiale, sera donc primordiale pour sortir de cette phase pandémique. 

Cela sous-entend également de mener une surveillance à long terme de l’évolution du virus, qui comme l’explique le Dr Martin Blachier, a la capacité « d’échapper à l’immunité en mutant ». Les vaccins devront donc être régulièrement réadaptés pour rester efficaces face aux nouvelles souches de la maladie.

Source: ladepeche.fr

Please follow and like us: