France : des résidus de pesticides dans 71% des fruits et 43% des légumes non bio

Plus de 71 % de fruits et 43 % de légumes non bio consommés en France contiennent des résidus de pesticides, cerise et céleri-branche étant parmi les plus touchés, selon un rapport portant sur les années 2012-17 publié jeudi par l’ONG Générations futures.

L’association, qui actualise un premier bilan publié début 2018, se base sur des chiffres de la direction générale française de la répression des fraudes (DGCCRF). Dix-huit fruits et 32 légumes ont été retenus car objet d’analyses menées pendant au moins 5 ans.

« Sur les six années, ce sont en moyenne 71,9 % des échantillons de fruits qui contenaient des résidus de pesticides, avec 2,9 % de dépassement de la +limite maximale en résidus+ (LMR) », note l’ONG dans un communiqué. Les LMR sont les seuils légaux européens ne devant pas être dépassés.

« Pour les légumes, la moyenne est de 43,% des échantillons concernés (par des résidus) et 3,% de dépassement de LMR », ajoute Générations futures.

Des conclusions assez similaires à celles relevées 18 mois plus tôt.

La situation est particulièrement critique pour les cerises (89% des échantillons avec résidus), les clémentines et mandarines (88,1 %), le raisin (87,3 %), les pamplemousses/pomelos (86,3 %), les pêches et nectarines (82,9 %), les fraises (82,9 %), les oranges (81,2 %).

Les moins concernés sont les prunes et mirabelles (50,8 %), les avocats (27,8 %) et les kiwis (25,8 %).

Pour les légumes, le céleri-branche est de nouveau en tête du classement (résidus dans 84,9 % des échantillons), suivi du céleri-rave (82,5 %), puis des herbes fraîches (69,3 %), endives (67,2 %), laitues (66,5 %).

En bas du classement, les betteraves (6,9 %), les madères/ignames (3,7 %), les asperges (2,1 %), le maïs doux (0,8 %).

Le dépassement des LMR concerne particulièrement les ananas (9,6 % des échantillons), les cerises (5,2 %), les kiwis et pamplemousses (4,2 %).

Dans les légumes, les herbes fraîches arrivent en tête (21,5 % de dépassement des LMR), puis céleri-branche et céleri-rave, et navets. Mais ail, maïs, pastèque et potirons restent tous sous la LMR.

« Il faut encourager la consommation de fruits et légumes, mais les consommateurs veulent bénéficier de leurs bienfaits sans avoir à ingérer en même temps des résidus de pesticides aux propriétés inquiétantes », souligne François Veillerette, président de l’ONG.

« Le fait de dépasser les LMR n’implique pas nécessairement un danger », avait précisé l’an dernier Loic Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF. Dans tous les cas, en cas de dépassement, un retrait du marché est demandé.

En 2018, des représentants de la profession agricole avaient regretté que le rapport ne fasse pas le distingo entre les origines France/UE/non UE. Générations Futures explique en avoir fait la demande à la DGCCRF, en vain à ce stade.

Source: geo.fr.

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