États Unis : Une nouvelle stratégie de vaccination contre le VIH testée avec succès sur la souris

La recherche d’un vaccin contre le VIH occupe les scientifiques depuis de nombreuses années, et malgré certaines avancées dans le domaine, les échecs ont majoritairement jalonné le parcours des chercheurs. Une nouvelle méthode de vaccination basée sur la modification structurelle de la protéine virale Env a été testée avec succès chez la souris et pourrait représenter l’une des premières véritables avancées dans la lutte contre le VIH depuis ces 30 dernières années. 

La nouvelle stratégie de vaccination, décrite dans un article publié dans la revues Science Advances, est basée sur la protéine d’enveloppe du VIH, appelée Env. Cette molécule complexe, à la forme variable, était particulièrement difficile à synthétiser dans les vaccins, de manière à induire une immunité efficace contre le VIH.

Cependant, les scientifiques de l’Institut de recherche Scripps  ont trouvé une méthode simple et élégante pour stabiliser les protéines Env dans la forme souhaitée, y compris pour diverses souches de VIH.

Montées sur des particules ressemblant à des virus, pour imiter un véritable virus, les protéines Env stabilisées ont provoqué des réponses à base d’anticorps anti-VIH robustes chez les souris et les lapins. Les vaccins candidats basés sur cette stratégie sont maintenant testés chez le singe.

« Nous considérons cette nouvelle approche comme une solution générale aux problèmes de longue date posés par la conception d’un vaccin contre le VIH », déclare Jiang Zhu, professeur associé au département de biologie structurale et informatique intégrative de l’Institut de recherche Scripps.

Étant donné qu’Env joue un rôle crucial dans l’infection et constitue la structure virale la plus exposée au système immunitaire d’un hôte infecté, elle constitue la principale cible des efforts de vaccination anti-VIH. L’idée a été d’inoculer aux personnes la protéine Env entière ou des sous-unités de celle-ci afin de stimuler la production d’anticorps se liant à Env, dans l’espoir que ces derniers empêcheront le VIH d’infecter les cellules hôtes lors de futures expositions au virus.

Source : Trust My Science