Santé : Maurice accueille une conférence internationale sur l’hépatite C

Une conférence internationale sur l’hépatite C se tiendra du 15 au 17 octobre 2018 à l’hôtel Le Sofitel à Flic en Flac à l’initiative du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie. Organisée pour la première fois, la conférence verra la participation d’experts de l’Afrique du Sud, de l’Australie, de l’Egypte, et du Royaume-Uni, entre autres.

Plusieurs orateurs de renom seront présents notamment, Dr Sulleman Moreea, Consultant gastroentérologue et hépatologue du Royaume-Uni ; Dr James Freeman, fondateur de GP2U Telehealth en Australie ; Dr Gamal Esmat, professeur en hépato gastroentérologie et des maladies infectieuses de l’Egypte ; Dr Andrew Ustianowski, Consultant et responsable de recherche en maladies infectieuses du Royaume-Uni ; Professeur Graham Foster, consultant hépatologue du Royaume-Uni ; Profeseur Mark Sonderup, professeur en hépatologie de l’Afrique du sud ; et Rhian Simpson, Clinical Nurse Specialist Viral Hepatitis du Royaume-Uni.

La conférence aura pour objectifs d’éduquer les médecins locaux sur les nouveaux traitements de l’hépatite C, et de développer une stratégie de traitement à grande échelle pour ceux qui ont été diagnostiqués avec la maladie. Les participants se pencheront également sur l’élaboration d’une stratégie pour éliminer l’hépatite C à Maurice d’ici 2025, cela en encourageant les personnes à risque à se faire dépister et traiter. La conférence donnera aussi l’occasion aux experts de divers pays de se rencontrer et de partager leurs expériences et connaissances sur cette maladie.

Faits et Chiffres dans le monde

L’hépatite C est une maladie du foie causée par un virus. Le virus de l’hépatite C peut entraîner à la fois une infection hépatique aiguë et chronique, dont la gravité est variable, pouvant aller d’une forme bénigne qui dure quelques semaines à une maladie grave qui s’installe à vie.

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang et les modes d’infection les plus fréquents résultent de l’exposition à de petites quantités de sang, se produisant lors de la consommation de drogues injectables, des injections à risque, de soins à risque et de la transfusion de sang ou de produits dérivés pour lesquels il n’y a pas eu de dépistage.

À l’échelle mondiale, environ 71 millions d’individus sont porteurs chroniques de l’hépatite C. Pour un nombre important des personnes atteintes par la forme chronique de la maladie, l’infection évolue vers la cirrhose ou le cancer du foie. Environ 399 000 personnes meurent chaque année de l’hépatite C, la plupart du temps par cirrhose ou carcinome hépatocellulaire.

Les médicaments antiviraux permettent de guérir plus de 95 % des personnes infectées par le virus de l’hépatite C, réduisant ainsi le risque de décès par cancer hépatique ou par cirrhose, mais l’accès au diagnostic et au traitement est insuffisant. Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C mais la recherche dans ce domaine se poursuit.

La Rédaction Maurice Actu